
PEINTURES SUR BOIS
Peintes sur bois et ornés de plumes, de perles et de coquillages afin d'explorer la troisième dimension.
ORNEMENTS
Animaux totems peints sur des ronds de bois de genévrier et de bouleau.
PASTELS
Des abstractions vives du moment présent: pastel sur papier.
HUILES
Créations expressionnistes aux couleurs vives peintes avec des huiles sur des toiles d'exposition en coton.
CARTES
Cartes imprimées de mes œuvres en carte double
Peintures sur bois

Ornements
Pastels
Huiles
Cartes
Textes
Api-Happy
Eau et élément végétal règnent sur Manali, petite ville au nord de l’Inde. Le vert y domine tant par les pluies abondantes que par les eaux ruisselant des montagnes. Elle sort à même des flancs montagneux comme s’ils versaient des larmes. Les nuages s’accumulent dans cette vallée luxuriante. Ils ne peuvent franchir le vertigineux Kunzum Pass, avec ses 4590m d’altitude, la porte d’entrée vers la vallée du Spiti. Manali offre de tout, du tourisme de haute gamme aux centres de Yoga et de méditation; des marchés de fruits et légumes très bien achalandés; des pièces antiques; des reliques... de l’ordinaire à l’unique. Une ville-rencontre; une plaque tournante pour les voyageurs en quête d’exil. Les arbres fruitiers abondent, surtout les pommiers. Des souvenirs d’enfance refont surface. Ah! cette fameuse comptine “Pommes de reinette et Pommes d’Api” Pommes de reinette et pommes d’Api Tapis, tapis rouge Pommes de reinette et pommes d’Api Tapis, tapis gris. En même temps, l’immersion anglophone indienne tisse un lien vers son homophone. Api, et Happy Api, Manali, Happy... l’oasis fleurit. Et pourtant, tout demeure toujours imprévisible. La nuit précédent notre départ pour Kaza, vallée de Spiti, la pluie reprend possession des lieux. Des trombes d’eaux déferlent; et en peu de temps, la route qui monte en S jusqu’au col est coupée sur des nombreux virages. L’eau est descendue en ligne droite, immobilisant un tronçon de route de plusieurs kilomètres... des pierres se sont accumulées, sans parler des masses de boue. Tout est arrêté. Nous patientons durant deux jours. Les nouvelles demeurent pareilles. Pourtant, nous décidons en vain de nous rendre sur place. A notre surprise, un bus local prend la route du col ce matin-là, nous sommes déposés à l’endroit où la route est bloquée. Des hommes indiens offrent aux passagers de porter leurs bagages en échange de quelques Roupies et le reste se fait à pied pour qui souhaite continuer. Nous grimpons donc à flanc de montagne, repérant le parcours de l’eau. La montée se fait à pic; une fois en haut, nous retrouvons nos sacs et un bus qui conduira ses passagers vers Leh, Laddhak... et non vers la vallée du Spiti. Nous embarquons quand même, ayant le choix entre ce bus ou redescendre vers Manali et attendre... que le route soit dégagée. Maintenant nous nous accrochons à notre idée de rejoindre le Spiti, nous descendons à la bifurcation des vallées, Lahaul, Laddhak et Spiti. Tout le monde semble surpris de notre acharnement, et comment! Le bus repart, nous laissant là, devant une route totalement déserte. Aucun transport du Spiti ne fait la liaison, étant donné la situation sur Manali. Le paysage nous coupe le souffle; nous prenons nos sacs lourdement chargés et entamons une longue marche vers Kaza, situé 80km plus loin. Nous préférons ne pas y penser ou même en parler... il reste à avancer. Après plusieurs heures de cette longue même journée, une jeep nous aborde et nous offre de nous déposer à la prochaine maison. Pas de village, non, juste une maison isolée. Nos hôtes nous offrent un lit et de quoi manger. Cela ressort du miracle. La nuit là-haut est simplement magique, les étoiles semblent si proches... les voeux s’exhaucent. Le lendemain nous décidons de reprendre notre marche; 15 km plus loin, nous arrivons à un monastère bouddhiste et il s’avère qu’il est desservi par un transport public vers Kaza. Une fois encore, nous sommes les bienvenus. C’est ainsi, au milieu des moines curieux, que nous gagnons notre destination, aussi notre point de départ de futures randonnées dans les montagnes voisines. Des paroles tant lues, résonnent en moi. “Si tu fais confiance, entièrement confiance, tout finit toujours par s’arranger. Parfois, il suffit de sauter dans la rivière et se laisser emporter, les flots décident du voyage à venir." L’exploration en terres inconnues éveille cette magie, un sentiment hors du commun. Avec le temps, j’apprends à appliquer cet Eveil au quotidien. Chaque jour nait avec ses moments non encore écrits. Il nous revient de leur insuffler la vie, de les mettre en valeur, et de les célébrer. Happy, Api

Les astres
Nuit et jour, la Lune et le Soleil brillent dans notre ciel. Comme deux amis, ils apparaissent parfois ensemble et d’autres fois individuellement. Ils ne se séparent jamais vraiment; ils poursuivent leur chemin dans la lumière de notre perception. Peu avant la pleine lune d’août 2016, j’ai rêvé par deux fois au Soleil et à la Lune brillant simultanément. Cette nuit-là, la lune pleine se levait dans le ciel arborant une lumière jaune, comme si elle portait la robe jaune de son ami le soleil. C’était si magique, je me suis sentie enveloppée par la beauté de la scene.

Le Refuge
Vélo-camping, sur les sentiers de la Yohetta Valley, parfois dans les hautes herbes, parfois après construction d’un petit pont de fortune, parfois en quête de ce fameux sentier. “Persistance” devient le leitmotiv de notre petite famille. Durant plusieurs jours, nous pédalons dans un monde où le Ciel n’existe plus; seule la fumée nous entoure. Nombreux incendies de forêt brûlent partout dans la province de Colombie britannique. Deuxième été en ligne, le sujet essaie de rester silencieux. “Récompense” Un lac... oui, nous installons notre campement et pour deux nuits cette fois! Baignade, ricochets.. la plage devient notre première chambre. “Surprise” Les montagnes naissent à présent à mesure que le soleil se lève dans le Ciel. Le vent a gagne, la fumée s’est dissipée comme par magie. Des pièces s’interconnectent en moi. J’imagine mieux l’Histoire et le Présent de cette région, le plateau Chilcotin. Qui pourrait dire la comprendre sans même y vivre, tout au moins je réalise un peu mieux les forces en présence. “Communion” Nous partageons avec la Nature ; elle partage avec nous. Elle nous offre le spectacle d’un ours en baignade, un autre en vadrouille.. et tous ceux qui nous voient sans même que nous ne les apercevons. Le pays des Ours. Castors, huards, chevreuils, élans, tous sont curieux, et s’approchent de nous sans crainte. Nous sommes en visite sur cette terre d’accueil. Tant et tant de vie dans ce Wild West. Tant de vie qui appelle à la sagesse, à l’humilité, au respect. Vallée-refuge, si préservée du passage des Hommes, et de leur dite-modernité. Un lieu qui illumine mon coeur ; qui évoque mon appel, cet exil en cette région du globe. Rencontre avec “une nature encore authentique”.












































































































































































